Après une thèse portant sur les liens entre microbiote intestinal et autisme, réalisée dans mon équipe à l’Institut Micalis, Léa Roussin, autrice du dossier de ce numéro, est actuellement en post-doctorat dans le laboratoire de Paul O’Toole, à Cork (Irlande). Dans ce laboratoire, référence mondiale de l’axe intestin-cerveau, elle côtoie Kseniya Simbirtseva qui, dans l’entretien de la page 12, nous présente ses recherches portant sur le rôle du microbiote dans les troubles neurocognitifs. C’est donc un numéro placé sous le signe de la jeunesse et de l’international qui nous révèle les dernières avancées concernant l’influence du microbiote intestinal sur nos capacités cognitives et en particulier la mémoire.
Vous y apprendrez qu’à tous les stades de la vie, le microbiote, via des mécanismes impliquant les métabolites qu’il produit, le nerf vague ou encore l’inflammation, module nos capacités d’apprentissage et de mémorisation. Et si les études les plus convaincantes ont été effectuées chez l’animal, les expériences de transfert de microbiote de patients à des souris confirment que le microbiote humain est aussi source de signaux capables d’impacter le fonctionnement cérébral. Vous découvrirez enfin que des recherches impliquant des outils d’intelligence artificielle pourraient aider à identifier les personnes les plus à risque de déclin cognitif ! Un vrai espoir pour le dépistage et la prise en charge des patients.
Bref, un numéro qui, à n’en pas douter, restera dans les mémoires !
Bonne lecture !
Philippe Gérard















